Comme vous le savez, notre région a été frappée le 2 Octobre dernier par un épisode méditerranéen d’une violence exceptionnelle, entrainant des cumuls de précipitations diluviens sur le haut pays et de très grosses vagues.
Si le club a très bien résisté à la tempête de par sa situation d’ancien port, un problème secondaire s’est ajouté à la consternation : Les centaines de tonnes de bois arrachées par le Var et ses affluents ont été rabattues sur notre plage par le vent de Sud puis le Mistral les jours suivants. Des murs de débris de plusieurs mètres de haut se sont formés sur la plage et sur les digues, et une nappe d’une centaine de mètres de large et d’un km de long flottait le long du littoral. Si le vent de terre, la spécialité locale, a vite écarté la nappe récupérée par la Marine Nationale, les tonnes de bois échoués ne nous laissaient pas espérer un accès à la plage avant plusieurs mois.

C’était sans compter sur la mobilisation des pouvoirs publics et de centaines de volontaires qui ont œuvré au déblaiement de la plage. Les services municipaux, métropolitains, les forces départementales 06 et des départements voisins, jusqu’à l’Aude ( FORCE étant l’acronyme de Force Opérationnelle Risques Catastrophes Environnement), les Sapeurs-Pompiers et Forestiers, les Jeunes Sapeurs-Pompiers, les détenus, des entreprises locales, … et des centaines d’anonymes sont venus prêter main forte pour extraire les bois et déchets de toute taille, les trier, les débiter, les transporter…

Parmi ces équipes, les moniteurs du Club Var Mer et certains adhérents étaient notamment engagés dans une opération autobaptisée « opération castors » consistant comme son nom l’indique à établir des barrages pour ne pas laisser s’échapper les troncs et déchets, et à extraire à la main (et à la nage !) les bois flottants. Une équipe constituée de bénévoles très compétents dirigés par Mathilde, et travaillant conjointement avec la Mairie de St Laurent du Var.

En trois semaines d’un chantier de fourmis, le plus gros du travail était fait, alors que les prévisions étaient de trois mois.

Aujourd’hui nous sommes confinés, mais les travaux continuent : Une barge a fini d’évacuer les troncs échoués côté mer, les engins terminent l’évacuation des derniers tas restants.
Même si les traces resteront visibles encore un certain temps et qu’un coup de main sera nécessaire pour les finitions, nul doute que cette crise a été gérée de façon excellente par tous les acteurs, dans une ambiance chaleureuse qui fait du bien en ces temps difficiles.

Nous ne remercierons jamais assez et n’oublierons pas toutes celles et ceux qui ont œuvré à rendre à notre plage son visage habituel.

 

Steve Laubaney.